Et oui, c'est bien la première fois que j'écris une fan-fic, d'habitude je créé moi-même mes personnages, les caractères etc... Et pour une fois, j'ai voulu plonger un peu plus dans le passé d'un personnage, et la petite victime n'est autre que ce cher Ivan Braginsky, en mode enfant^^".
On nous avait donné (au club d'écriture) le milieu d'un texte que je mettrais en gras ici, pour bien vous le montrez^^.
Je vous souhaite une excellente lecture^^.
Ivan demanda à sa mère de l'accompagner à la bibliothèque pour qu'il puisse emprunter un livre pour se détendre le soir, car ses parents avaient décider d'aller au théâtre. Le jeune garçon trouva un magnifique roman policier, il le prit en le serrant contre lui, courra en direction des personne qui enregistre les emprunts et la regarda en lui affichant son plus beau sourire.
Le soir venu, Ivan fit la bise à ses parents et se retrouva donc tout seul. Le jeune garçon alla s'installer dans le fauteuil préféré de son père et entreprit de lire l'ouvrage emprunté un peu plus tôt dans l'après-midi.
Il interrompit sa lecture.
Il venait d'entendre un grondement de moteur. Une voiture passa devant chez lui, fit demi-tour et repassa en sens inverse. Elle lui parut s'arrêter devant la maison du voisin. Il alla vérifier à la fenêtre du séjour. Effectivement. Les feux arrières luisaient de leur méchant éclat rouge.
Ivan ne savait que faire. Il posa son livre et se précipita en direction du combiné pour appeler la police, mais suspendit son geste.
- Qui croirait un enfant, pensa t'il.
Tout penaud, l'enfant marcha de long en large devant la fenêtre du séjour en jetant de temps en temps des coups d'oeil par la fenêtre. La voiture était toujours présente, ses feux arrières étaient toujours allumés. Elle semblait attendre sa victime. Ivan retourna auprès du téléphone et composa fébrilement le numéro de la police. Une portière se mit à claquer, se qui fit sursauter Ivan et lacha le combiné. L'enfant se mit à courir en direction de la fenêtre et s'apperçut que la voiture avait ses feux éteints. Le jeune garçon espérait qu'il ne se passait rien chez les voisins. L'enfant décidé de retourner auprès du téléphone, prit le combiné, mais la personne avait raccroché. Déçu Ivan le reposa et retourna à son poste d'observation. Un bruit de clé qu'on fait tourner dans la serrure se fit entendre. Ivan sursauta et se cacha sous le fauteuil. La porte se mit à claquer, le garçon trembla de tous ses membres. La lumière s'alluma et Ivan reconnut la robe de sa mère et se précipita à sa rencontre. Il se blottit contre elle, la regarda et lui expliqua ce qu'il avait vu par la fenêtre.
lundi 16 novembre 2009
samedi 14 novembre 2009
Hu-hu
Et oui, je suis toujours présente. Bon, que dire de plus, à part que j'ai modifié mon blog. Cette fois-ci on passe dans les couleurs froides, normal c'est l'hiver hu-hu! Certains vont sûrement se demander qui est ce mystérieux personnage qui a volé la vedette à Elenwë, mais ne vous en faîte pas, il est toujours présent^^, sauf que... C'est juste histoire de changer^^. Donc ce personnage provient de Hetalia un dessin-animé qui retrace la première et deuxième guerre mondiale de façon humoristique^^, les épisodes ne durent que cinq minutes, et c'est vraiment très sympa^^.
Elenwë
Elenwë
samedi 31 janvier 2009
Le Mistral - chapitre 2 - Tome 1
Chapitre 2
Elenwë se réveilla, il s’assit, s’étira et se gratta les yeux comme un enfant. Le jeune garçon s’habilla, il alla préparer son petit déjeuner, c’était le seul de la famille à se lever aussi tôt. Dès qu’il eut fini, il alla se brosser les dents, il prit son sac à dos, sa pochette à dessin et il quitta l’appartement pour aller en direction du métropolitain. Dans le métro, il se mit à lire, tout en prêtant une oreille attentive au nom des stations. Il descendit à son arrêt, il monta les marches et alla en direction du lycée. Soudainement, quelqu’un arriva et le poussa violemment dans le dos. Elenwë se retrouva à terre.
- Alors, Saisons, on ne tient plus sur ses pieds ?
La victime pouvait reconnaître cette voix entre mille, il regarda son agresseur, il s’agissait de Régis. Il avait le même âge qu’Elenwë, il était roux aux yeux marron, il mesurait un mètre soixante dix, il était un peu plus musclé que le jeune garçon et il était habillé en noir.
- Régis... Tu pourrais t’excuser quand même, et arrête de m’appeler Saisons, j’ai un prénom je te rappelle.
Son ennemi se mit à éclater de rire, Elenwë essaya de se relever, mais son rival lui donna un coup de pied dans le ventre, Régis partit en direction du lycée en rigolant. Le jeune garçon se releva en essuyant ses larmes avec le revers de sa manche, il se frotta l’abdomen pour faire disparaître la douleur et il marcha jusqu’à son établissement. Arrivé devant la salle de cours, il baissa les yeux, car il ne voulait pas que ses camarades sachent qu’il avait pleuré. Le professeur arriva quelques minutes après la sonnerie, il ouvrit la porte Elenwë prit la deuxième place, la porte se trouvait à sa droite. L’enseignant distribua les sujets, le sujet consistait à faire trois esquisses avec des feutres pour faire un prototype d’affiche, d’après l’un des visuels qu’il avait créé. A l’heure de la récréation, il prit son goûter et alla en direction de la salle de cours du premier groupe, il entendit Régis qui racontait à ses amis, ce qui s’était le matin. L’un des copains de son rival arriva dans le dos du jeune garçon, il mit sa main sur l’épaule d’Elenwë, ce dernier se retourna, il avait la bouche pleine, il avala rapidement et il dévisagea la personne.
- Alors, Saisons, paraît que tu pleures comme un enfant.
- C’est faux !
- Ah ! Ouais ?
Il poussa Elenwë, il tomba sur le dos, Régis et ses amis arrivèrent et le ruèrent de coups. Le jeune garçon sanglotait tout en se protégeant le visage, tout d’un coup il entendit une voix qui conseillait les lycéens d’arrêter, ces derniers s’exécutèrent, la personne s’accroupit et le groupe partit. L’individu dégagea les mains du jeune garçon tout en le rassurant, il essuya ses yeux car il n’arrivait pas a distingué son sauveur et il le regarda. Il s’agissait de sa cousine Finwë, elle avait seize ans, elle mesurait un mètre soixante trois, ses cheveux étaient châtain et ils lui arrivaient à la taille. Ses yeux étaient verts, elle était vêtue d’un uniforme de lycéenne japonaise et elle avait des bottes qui lui arrivaient au genou. Elle aida son cousin a se relevé, il était surpris de la voir dans son lycée, il tapota ses vêtements pour enlever la poussière, il la remercia de l’avoir aidé et il lui demanda ce qu’elle faisait ici.
- Je suis en Brevet Technicien Vêtement Création de Mode, tes parents ne t’ont pas mis au courant ?
- Non... Ils me cachent beaucoup de chose.
- Mon pauvre cousin...
Elle lui sourit.
- Tu as l’air heureuse.
- Je suis contente de te voir, au moins je pourrais te surveiller.
- Je n’ai pas besoin de surveillant.
Elle se mit à rigoler, il regarda la bande de Régis qui faisait des messes basses, Elenwë pensa qu’ils devaient comploter contre lui ou sa cousine, d’ailleurs cette dernière était partie voir une des camarades de classe du jeune garçon, il leur sourit, il regarda les élèves du premier groupe, il prit son courage à deux mains, il marcha dans leur direction pour leur demander s’ils voulaient changé de clan, mais la sonnerie retentit et il dû retourner dans sa salle de cours. Comme à son habitude Régis l’empêchait de passer, le professeur arriva et l’ennemi d’Elenwë regagna sa place. Le jeune garçon s’assit à son bureau pour continuer son travail, malgré les interpellations de son rival, il ne cilla pas, mais lorsque son pire ennemi le toucha dans le cou avec sa règle métallique, le jeune adulte se retourna et il le regarda méchamment.
- Ne fais pas cette tête, Saisons.
- Que me veux tu ?
- Juste connaître le prénom de cette fille qui t’a aidé, tu avais l’air de la connaître.
- Pourquoi veux tu le savoir ?
- Pour que je devienne son ami.
- Vas lui demander dans ce cas.
Le professeur tapa le bureau d’Elenwë avec une règle pour qu’il se remette au travail, c’est ce qu’il fit. Cinq minutes avant la fin du cours, le jeune garçon rangea ses affaires, il posa son ouvrage sur le bureau du professeur, il prit ses deux sacs, il dit au revoir au professeur qui ne lui répondit pas, il avait l’habitude et il partit en direction des casiers pour ranger sa pochette. Dès qu’il eut fini, il remit son sac à dos, il alla attendre sa cousine devant le portail, mais il avait oublié de lui demander l’heure à laquelle elle mangeait, du coup il se dirigea lentement en direction de la cantine, lorsque quelqu’un le fit sursauter en mettant ses mains sur les épaules d’Elenwë, ce dernier se retourna et il vit Régis.
- Que me veux tu ?
- Donne moi son prénom.
- Arrête de m’embêter, je t’ai dis d’aller lui demander.
- Dis le moi, s’il te plaît !
- Non !
Pendant qu’ils faisaient la queue, Elenwë chercha des yeux Finwë, mais il ne la vit pas il pensa tout de suite qu’elle avait dû manger avant.
- Qui cherches tu, Saisons ?
- Combien de fois t’ai-je dis de ne pas m’appelé, Saisons ? Lui dit-il en lui lançant un regard noir.
- Oh ! Ca va, ne prends pas la mouche.
Au moment où il voulait lui répondre, une main sur son épaule, il se retourna et il vit la fille qui parlait avec sa cousine. Elle avait dix huit ans, elle mesurait un mètre soixante trois, ses cheveux étaient châtain clair et ils lui arrivaient à la taille. Ses yeux étaient vert sombre et elle était vêtue d’une robe rouge, avec des chaussures à talon qui étaient de la même couleur que son vêtement.
- Alors, vous avez fait la paix, on dirait !
- Demande à Saisons.
Régis partit rejoindre ses amis, la jeune fille regarda Elenwë qui avait l’air triste et il la dévisagea.
- Je ne pense pas qu’on deviendra ami.
- Peut-être que vous le deviendrez avec le temps.
- Sûrement, Ariane, tu ne vas pas manger avec tes amies ?
- Tu rigoles ! Elles sont avec Régis, et je dois t’avouer que je ne l’aime pas beaucoup, je déteste son air supérieur... Es-ce que je peux manger avec toi ?
Il lui sourit et elle le lui rendit. Pendant tout le repas, il lui parla de ses problèmes et qu’il aimerait changé de groupe, en jetant des coups d’œil envers Régis. Ariane l’écoutait sans bronchée, elle connaissait tous les malheurs du jeune garçon depuis la première année, elle était devenue sa confidente, elle était toujours présente quand le rival embêtait Elenwë, sauf ce matin, elle espérait qu’elle pourrait l’aider la prochaine fois, elle savait qu’Elenwë cachait un immense secret, mais elle ignorait s’il était au courant et elle préférait se taire, car elle avait peur de commettre une erreur. Elle était étonnée qu’il lui parlait autant, il recommençait a parlé de tous ses malheurs depuis qu’il connaissait son pire ennemi, on avait l’impression qu’il n’avait jamais connu une telle souffrance, il s’arrêta et la regarda longuement. Au bout d’un certain temps, il rompit le silence.
- Ariane... J’ai vu que tu parlais avec...
- Finwë ?
- Oui, as-tu ses horaires ?
- Elle va me les donner cet après-midi
- Super ! On pourra manger ensemble, lui dit-il avec un large sourire.
- Au fait, Elenwë, comme tu veux changer de groupe, veux tu échanger avec moi ?
Il la regarda dans les yeux avec la bouche grande ouverte, car il s’apprêtait à manger un morceau de poulet, en voyant l’air amusé de son amie, il referma sa cavité buccale et reposa sa fourchette.
- Tu veux vraiment ?
- Oui, ça ne me dérange pas, et puis... ça serait dommage que tu rates ton année.
- Merci Ariane !
Il lui fit de nouveau un large sourire, elle le lui rendit, mais... Régis avait regardé les deux amis, un de ses compagnons le fit tirer de sa rêverie.
- Serais tu jaloux ?
- Pas du tout... Je suis sûr qu’ils préparent un mauvais coup d’ailleurs... elle a parlé avec la fille qui a sauvé Saisons, non ?
- Exact !
- Il me faudrait le prénom et le nom de famille de la sauveuse de cet abruti... car ils ont l’air de bien se connaître.
- C’est peut-être une amie d’enfance.
- Peut-être... peut-être.
Il les regarda de nouveau, comme Ariane, il connaissait le secret d’Elenwë. Trois ans qu’il côtoyait le jeune garçon, il ne s’était jamais énervé, à la place il partait en courant pour pleurer dans les bras des professeurs, il avait tout fait en mettant un groupe sur son dos, rien à faire. Régis espérait qu’il allait bien s’énerver un jour ou l’autre, il le fallait et cette fille allait l’aider. Elenwë et Ariane quittèrent la cantine et ils allèrent en direction de leur salle de cours. Arrivé à destination, le jeune garçon s’assit, fit signe à son amie qu’elle pouvait s’installer à côté de lui, elle s’adosser contre le mur et se laissa glisser. Le lycéen sortit ses feuilles d’écritures, la jeune fille les regardait sans vraiment lire car elle pensait que c’était des lettres, mais elle était toujours émerveillée devant la calligraphie de son camarade, ce dernier quitta son écrit, il regarda le plafond en tapant légèrement son stylo contre son menton, signe qu’il cherchait de l’inspiration, Ariane se mit a chuchoté le mot « elfe », il était étonné, il la regarda avec un petit air interrogateur et inquiet à la fois, elle le regarda et sourit.
- Elfes ?
- Oui, ton écriture... comme tu écris petit j’ai tout de suite fait allusion aux elfes, tu ne m’en veux pas j’espère...
- Pas du tout... c’est la première fois qu’on me sort ce mot, d’habitude j’ai le droit « aux pattes de mouche », donc... ça me change. Et puis... j’ai cru que tu me prenais pour un elfe, de toute façon il n’existe pas sauf dans les livres, notre imagination et les jeux vidéo. Au fait tu veux lire ? C’est le début de mon livre...
Il lui tendit quelques feuilles en faisant son regard mignon, elle se mit a rigolé sous cap, elle prit les copies et se mit à lire pendant qu’Elenwë continua son écrit, apparemment il avait retrouvé le fil de l’inspiration. Quelques minutes plus tard, Ariane lui rendit les feuilles en lui faisant un large sourire, signe qu’il était sur la bonne voie, le jeune garçon la remercia, il entendit des bruits, il rangea rapidement ses affaires, il mit ses genoux contre sa poitrine et il posa sa tête sur ces dernier. Régis arriva avec toute sa bande, il fit comme s’il n’avait pas vu le duo. Finwë déboucha d’un couloir, elle demanda à l’ennemi de son cousin de s’écarter, car elle voulait se laver les mains, il ne daigna pas se pousser, il rigolait avec ses amis, elle le poussa, comme il ne s’attendais pas à cette réaction, il s’affala de tous son long, il regardait Elenwë qui étouffait un petit rire, son rival se releva, il s’agenouilla devant le lycéen, il lui lança un regard noir, le jeune garçon arrêta de rigoler, dès qu’il vit la main levé de Régis, il ferma les yeux et attendit le choc, mais sa cousine arriva et attrapa la main de l’adversaire de son cousin.
- Tu ne devrais pas agir de cette façon.
- Laisse moi !
- Il n’y a que les abrutis qui s’expliquent en donnant des coups.
Il la poussa violemment, elle tomba sur le sol et poussa un petit cri de douleur. Ariane se mit devant son amie, elle expliqua à Régis que ce n’était pas très galant de sa part de frapper une fille, il ne voulait pas continuer, il alla revoir ses amis, il était déshonoré à vie... car il a été dominé par une demoiselle, c’était une honte pour lui. Finwë se releva, elle la remercia et alla ébouriffer les cheveux de son cousin, ce dernier ouvrit les yeux et lui sourit. L’ennemi d’Elenwë les regardait avec un air de dégoût, le professeur arriva, il ouvrit la porte de la salle de cours, il fit signe que les élèves pouvaient rentrer. Ils s’y engouffrèrent, le jeune homme s’assit au deuxième bureau de la rangée du milieu, Régis s’installa à côté de lui, le lycéen le regarda, il aurait préféré avoir Ariane ou un autre élève, il ne dit rien et il s’intéressa au cours qui avait débuté.
- Sai... Elenwë, je veux dire, qui est cette personne qui m’a donné la plus belle honte de ma vie ? Ton amie d’enfance ou une voisine de pallier ?
Elenwë le regarda, il lui fit signe qu’il ne parlait jamais en cours, du coup Régis posa sa question sur une feuille, mais le jeune homme ne daigna pas y répondre, il préférait écouter le cours qui portait sur la concordance des temps en anglais, son voisin poussa un soupir, car il trouvait le cours inintéressant, il jetait de temps en temps des coups d’œil sur sa montre, il aurait dû s’installer à côté de ses amis, au moins il aurait put trouver un moyen pour connaître cette jeune fille qui protégeait Elenwë, et il espérait qu’il pourrait la déshonorée à son tour. Dès que la cloche retentit, le garçon prit ses affaires, même s’il avait deux heures de cours dans la même salle, il ne voudrait pas jamais les laissés car il avait toujours peur qu’on lui volait un objet personnel. Il alla dans la cour de récréation, il vit sa cousine qui était assise sur les marches, elle parlait avec Ariane, il alla dans leur direction avec un large sourire, elles ne firent pas attention à lui, car elles étaient en pleine discussion, c’est alors que Régis arriva avec toute sa bande, il lui fit un croche patte et Elenwë tomba sur le côté gauche, il avait très mal à la main. Son ennemi s’accroupit pour être à la hauteur des yeux du jeune garçon, son rival le regarda avec un sourire qui ne prévoyait rien de bon.
- Alors, Saisons ! Dis moi qui est cette fille qui parle avec Ariane !
- Je ne te le dirais jamais, dit-il entre deux sanglots.
Il regarda ses amis, il leur dit qu’il avait raison quand il leur a affirmé que le petit Saisons pleurait encore. Ils commencèrent a le frappé en rigolant, Finwë les regardait car elle avait entendu des cris, elle trouvait que c’était injuste de cogner quelqu’un qui était à terre, elle s’excusa auprès d’Ariane et elle alla les voir pour leur expliquer la galanterie. Mais dès qu’elle vit que c’était son pauvre cousin qui se faisait maltraité, elle changea de couleur et elle regarda Régis avec un regard de tueuse. Elle lui qu’il n’avait pas honte de frappé quelqu’un qui était à terre. Il s’arrêta, il fit signe à ses amis de continuer et il la regarda.
- Tiens... on ne s’est pas déjà vu ?
- Tu veux connaître la même déception que la dernière fois ?
- Oh ! J’ai peur !
Ils commencèrent a rigolé, ils donnèrent un ultime coup de pied à Elenwë avant de partir, car il voyait Ariane qui arrivait, Finwë se baissa pour regarder son cousin, elle prit un mouchoir et lui essuya les yeux. Elle l’aida à se relever, il était couvert d’égratignure, sa main gauche saignait, elle pensa qu’il avait de la chance que la droite ne soit pas touchée, elle l’aida à faire quelques pas. L’amie du cousin arriva avec une bouteille d’eau, elle voulait désinfectée les blessures, mais la lycéenne décida d’emmener la victime à l’infirmerie, Ariane se dirigea vers le groupe de Régis pour leur parler.
- Mon pauvre cousin, tu n’as jamais eu de chance...
- Finwë...
Il lui fit un faible sourire, sa cousine le lui rendit, elle frappa à la porte, l’infirmière vint lui ouvrir, dès que le médecin scolaire vit la blessure d’Elenwë, elle désinfecta les blessures du jeune garçon, pendant qu’il lui expliquait ce qu’il s’était passé, dès qu’il eut fini, elle regarda Finwë et lui posa des questions.
- Vous êtes dans sa classe ?
- Pas du tout je suis en Vêtements Création de Mode.
- Et ça vous plaît ?
- Beaucoup !
Elle lui sourit, dès qu’Elenwë fut soigné, elle fit un mot pour lui et un autre pour sa cousine. Lorsqu’elle entendit le nom de famille de Finwë, elle leva la tête et les regarda, sur le moment elle n’avait pas fait attention à leur air de famille, car il était quasi invisible, il faut regarder attentivement chaque trait de leur visage, pour remarquer qu’ils faisaient parti de la même branche. Elle leur tendit le mot, les deux cousins la remercièrent, ils partirent en direction de leur salle respective. Mais la jeune fille voulait absolument raccompagner le lycéen jusqu’à sa salle pour parler avec le professeur, malgré les remontrances de ce dernier, elle arriva devant la porte et elle toqua. Le professeur alla leur ouvrir, il fut étonné de voir Elenwë en si charmante compagnie, Finwë pénétra suivit de son cousin qui baissait la tête, il posa le mot sur le bureau, il alla s’asseoir à côté d’Ariane, cette dernière lui dit à voix basse que tout allait très bien se passé, mais elle voyait bien qu’il ne la croyait pas, elle remarqua que tout le monde le regardait puis sa cousine, puis de nouveau lui, puis de nouveau la lycéenne. Pendant ce temps le professeur écoutait Finwë, il lançait de temps en temps des coups d’œil envers Régis, dès qu’elle eut fini son récit, il la raccompagna à la porte en la remerciant, quand elle fut partit, il demanda à Elenwë et Régis de rester à la fin de l’heure. Il partit de la classe, pour prévenir le professeur principal, les élèves demandaient à Elenwë qui étaient cette jeune fille, mais le lycéen ne daignait pas y répondre, la phrase du professeur résonnait dans sa tête, il se demandait ce que Finwë avait raconté à son instituteur, ce dernier revint, il s’excusa pour son retard et le cours reprit. Dès que la sonnerie retentit, tous les élèves quittèrent la classe, Ariane dit à Elenwë dans le creux de son oreille qu’elle l’attendait dehors, et qu’elle allait essayer de dénicher Finwë, car elle finissait à la même heure. Il la remercia d’un sourire et il alla devant le bureau du professeur, ce dernier prit deux chaises, il les invita en attendant leur institutrice. C’est ce qu’ils firent, quelques minutes plus tard, la maîtresse rentra, elle remercia son collègue d’avoir surveiller les deux rivaux, elle lui fit signe qu’il pouvait se retirer.
- Qu’est-ce qui ne va pas entre vous deux ?
- Rien du tout, madame, dit Régis.
- Régis... Peux tu m’expliquer le fait qu’Elenwë soit allé à l’infirmerie, couvert d’égratignure et une main en sang ?
- Il m’a poussé et il m’a donné des coups de pieds, car je ne voulais pas donner le prénom de la fille qui m’a aidé, tenta Elenwë, il ne voulait pas dire que Finwë était sa cousine, il avait peur que Régis lui fasse dû mal.
- C’est ce qu’on m’a raconté, Elenwë, en tout cas à propos des coups, donc... il y a toujours un problème. D’ailleurs cette fille a mis mon collègue au courant que Régis te frappait, alors que tu étais à terre, est-ce vrai Elenwë ?
- Oui.... madame..., dit-il en baissant la tête.
-C’est faux, renchérit Régis, elle était toute seule, vous n’allez pas la croire.
- Ariane était avec elle, elle a tout vu, je suis sûr qu’elle racontera la même chose, dit Elenwë qui avait relevé la tête quand Régis a dit que c’était inexact, il détestait qu’on dise que ses amis ou sa famille mentaient.
- Je demanderais à Ariane demain, disait l’institutrice, en tout cas... il y a toujours un problème depuis la première année, vous vous cherchez des noises. D’ailleurs Régis, je remarque que de plus en plus de monde qui en veut à Elenwë, vous étiez une dizaine à le frapper, tu trouves que c’est normal ?
Régis ne répondit pas, il se contenta de baisser la tête, il ne pouvait pas dire à son professeur qu’il devait tout faire pour énerver Elenwë, car s’il avait bien compris son père adoptif, son ennemi avait le pouvoir de détruire le sceau qui emprisonnait un château. L’institutrice les regardait attentivement, elle espérait qu’il n’y aurait plus aucun problème, elle leur dit qu’ils pouvaient disposés, ils lui dirent au revoir et Elenwë se précipita pour quitter la salle avant Régis, il descendit les escaliers en courant, il vit Ariane qui l’attendait devant la grille du lycée avec un papier et un crayon à la main, il était heureux d’avoir une amie dans cette classe de fou, mais il ne vit pas Finwë. Dès qu’il franchit le portail, ils marchèrent tous les deux en direction du métro. Quand Régis les dépassa, elle demanda à son ami comment s’était passé l’entretien.
- Bien... sauf que Régis a dit que c’était faux, quand le professeur a dit qu’il me ruait de coups quand j’étais à terre, du coup... je t’ai mentionné.
- Il est pas bien, tu as bien fait de dire que j’étais présente, il se prend pour qui celui-là ?
- Pour le roi de la classe, je pense.
- Tu as sûrement raison...
- Où est Finwë ?
- Elle est rentrée chez elle, car elle voulait se faire une robe et qu’elle devait attaquer le patron.
- Elle doit en profiter avant qu’elle ne soit submergée de travail.
Ils descendirent les escaliers, passèrent les tourniquets et attendirent le métro.
- Ariane... es-ce que tes parents ont des secrets qui concernent un endroit, et qu’ils ne veulent pas t’en parler ?
- Quelle sorte d’endroit ?
Il fouilla dans ses poches, il lui tendit la photo, c’était la même qui se trouvait dans son salon, il avait supplier à sa mère de lui en faire une photocopie, la jeune fille la regarda, elle fit attention de ne pas trembler, elle était si émue de retrouver un paysage qu’elle adorait, elle comprenait le silence des parents d’Elenwë. Elle la lui rendit en lui disant qu’elle ne savait pas où se trouvait cet endroit, il la rangea et il regarda Ariane. Le métro arriva, ils montèrent et ils allèrent s’asseoir côte à côte.
- Ariane... Tu n’as plus d’amis dans la classe, je crois.
- Exact... mais... je ne suis pas toute seule puisque tu es là.
- Demain, il faudrait qu’on demande le changement. J’espère que tu n’auras pas la vie trop dure dans l’autre groupe.
- Je l’espère aussi, de même pour toi.
- Pourquoi ?
- Je crois que Régis veut que toute la classe soit contre toi.
- Pourquoi ? Qu’ai-je fais de mal ?
- Je l’ignore, mais tu sais il y a des gens qu’on ne pourrais jamais aimé, dès le premier regard, c’est ce qu’à dû arriver à Régis.
- Oui... il faut croire...
- On ne peut pas plaire à tout le monde...
Elenwë baissa la tête, dès qu’il entendit l’annonce de son arrêt, il se leva en disant au revoir à Ariane, mais le métro fit un arrêt brutal, il se retrouva sur la jeune fille, il se mit a rougir rapidement, il bafouilla des excuses, il alla en direction des portes automatiques en baissant la tête et en titubant. Dès qu’elles s’ouvrirent, il sortit, alla en direction de sa maison en se demandant si son amie lui en voudrait, même s’il n’y était pour rien, il aurait dû se tenir à la barre métallique. Il pénétra dans l’appartement, il posa ses clés sur la table, alla se laver les mains et prit son goûter. Le téléphone se mit à sonner, il avala sa bouchée de pain et alla répondre.
- Elenwë ?
- Désolé pour tout à l’heure, Ariane, dit-il avec une voix inquiète.
- Ne t’en fais pas, Elenwë, je ne t’en veux pas.
- Vrai ?
- Tu n’y étais pour rien.
- Ouf ! J’ai cru que tu allais m’en vouloir.
- Ne t’en fais pas.
- Pourquoi m’as-tu appelé ?
- Pourrais tu me prêter une feuille de dessin ?
- D’accord !
Il entendit la porte claquée, il tourne la tête en direction du son et il sourit en voyant son père.
-Elenwë ?
- Oui, Ariane ?
- Je te dérange, on dirait.
- Non, mon père est rentré, du coup je lui dis bonjour.
- D’accord... peux tu me le passé ?
- Je vais lui demander.
Il alla voir son père qui griffonnait sur une feuille, Elenwë lui dit qu’Ariane voulait lui parler, Yuki posa son crayon et prit le combiné. Le jeune garçon s’assit en se demandant ce que pouvait bien raconter son amie à son paternel, il était sûr que quelque chose ne tournait pas rond, rien qu’en voyant l’air grave de son père, dès qu’il eut fini, il posa le téléphone et sourit à son fils.
- Il y a un problème ? Dit Elenwë avec un petit air inquiet.
- Ne t’en fais pas, elle m’a raconté tes malheurs de la journée, tu n’as vraiment pas de chance, j’espère que ça ira mieux quand tu auras changer de groupe.
- Moi aussi, sinon... pourquoi ne m’as-tu pas dit que Finwë était dans mon école ?
- On va dire que c’était une surprise, vu que tu les adores.
- D’accord !
Il se leva pour dresser la table, il espérait qu’Ariane n’avait pas raconté à son père l’incident du métro. Yuki remarqua que son fils que son fils rougissait, il se demandait à quoi il pensait, il se leva pour préparer la nourriture et le jeune garçon vint le voir.
- Je suis sûr qu’Ariane t’a raconté autre chose, je suis assez grand pour raconter mes problèmes, dit-il avec un air sévère.
- Tu devrais lui dire.
A ce moment là le téléphone retentit, Elenwë alla décrocher, il pensa que sa mère ne rentrerais pas, mais c’est la voix d’Ariane qu’il entendit, elle avait l’air épouvanté.
- Ariane ? Que t’arrives t’il ?
- Elenwë ? Ça me fait plaisirs de t’entendre. Es-ce que je peux venir chez toi ? C’est urgent !
- Attends, il faut que je demande avant.
Il mit sa main sur le combiné, il entendit la respiration de son amie qui était de plus en plus rapide, il demanda à son père si elle pouvait venir, son paternel lui dit qu’il n’y avait aucun problème, mais il fallait qu’elle soit discrète. Le jeune garçon répondit à son amie qu’elle pouvait venir, il n’oublia pas le fait qu’elle devait faire en sorte que personne ne la vit, il lui demanda si elle voulait manger chez eux, et elle lui répondit qu’elle achèterait quelque chose en chemin. Dès qu’il eut raccroché, il aida son père a déplié le canapé-lit. Sa mère rentra à ce moment, elle se demandait ce qu’il se passait, devant l’air interrogateur de Téra, Elenwë lui expliqua rapidement la situation. Dès qu’ils eurent fini d’installer le lit, ils mangèrent et ils attendirent l’arrivée d’Ariane. Elle arriva quelques minutes après, elle s’excusa pour le désagrément, elle avait une valise, elle les remercia de l’accueillir, son ami la conduisit dans sa chambre, il ferma la porte et elle le regarda avec étonnement.
- Ariane... Que s’est il passé chez toi ? Dit-il avec un regard attendrissant.
- Mes parents ont décidé que je ne devais plus vous voir, et j’ignore complètement la raison. Comme tu peux le remarquer, j’ai décidé de fuir et j’espère que vous n’aurez pas d’ennui.
- Je ne pense pas, en tout cas... j’espère que tu vas bien dormir et si tu as besoin de quoi que se soit, je suis dans le salon.
Il ouvrit la porte, la regarda et lui sourit avant de la refermée. Il se dirigea dans la salle de bains, dès qu’il eut fini sa toilette, il alla tirer les rideaux, il mit le réveil de la pendule d’entrée en marche, tout en s’endormant il espérait qu’il n’aurait pas de mauvaises nouvelles.
Elenwë se réveilla, il s’assit, s’étira et se gratta les yeux comme un enfant. Le jeune garçon s’habilla, il alla préparer son petit déjeuner, c’était le seul de la famille à se lever aussi tôt. Dès qu’il eut fini, il alla se brosser les dents, il prit son sac à dos, sa pochette à dessin et il quitta l’appartement pour aller en direction du métropolitain. Dans le métro, il se mit à lire, tout en prêtant une oreille attentive au nom des stations. Il descendit à son arrêt, il monta les marches et alla en direction du lycée. Soudainement, quelqu’un arriva et le poussa violemment dans le dos. Elenwë se retrouva à terre.
- Alors, Saisons, on ne tient plus sur ses pieds ?
La victime pouvait reconnaître cette voix entre mille, il regarda son agresseur, il s’agissait de Régis. Il avait le même âge qu’Elenwë, il était roux aux yeux marron, il mesurait un mètre soixante dix, il était un peu plus musclé que le jeune garçon et il était habillé en noir.
- Régis... Tu pourrais t’excuser quand même, et arrête de m’appeler Saisons, j’ai un prénom je te rappelle.
Son ennemi se mit à éclater de rire, Elenwë essaya de se relever, mais son rival lui donna un coup de pied dans le ventre, Régis partit en direction du lycée en rigolant. Le jeune garçon se releva en essuyant ses larmes avec le revers de sa manche, il se frotta l’abdomen pour faire disparaître la douleur et il marcha jusqu’à son établissement. Arrivé devant la salle de cours, il baissa les yeux, car il ne voulait pas que ses camarades sachent qu’il avait pleuré. Le professeur arriva quelques minutes après la sonnerie, il ouvrit la porte Elenwë prit la deuxième place, la porte se trouvait à sa droite. L’enseignant distribua les sujets, le sujet consistait à faire trois esquisses avec des feutres pour faire un prototype d’affiche, d’après l’un des visuels qu’il avait créé. A l’heure de la récréation, il prit son goûter et alla en direction de la salle de cours du premier groupe, il entendit Régis qui racontait à ses amis, ce qui s’était le matin. L’un des copains de son rival arriva dans le dos du jeune garçon, il mit sa main sur l’épaule d’Elenwë, ce dernier se retourna, il avait la bouche pleine, il avala rapidement et il dévisagea la personne.
- Alors, Saisons, paraît que tu pleures comme un enfant.
- C’est faux !
- Ah ! Ouais ?
Il poussa Elenwë, il tomba sur le dos, Régis et ses amis arrivèrent et le ruèrent de coups. Le jeune garçon sanglotait tout en se protégeant le visage, tout d’un coup il entendit une voix qui conseillait les lycéens d’arrêter, ces derniers s’exécutèrent, la personne s’accroupit et le groupe partit. L’individu dégagea les mains du jeune garçon tout en le rassurant, il essuya ses yeux car il n’arrivait pas a distingué son sauveur et il le regarda. Il s’agissait de sa cousine Finwë, elle avait seize ans, elle mesurait un mètre soixante trois, ses cheveux étaient châtain et ils lui arrivaient à la taille. Ses yeux étaient verts, elle était vêtue d’un uniforme de lycéenne japonaise et elle avait des bottes qui lui arrivaient au genou. Elle aida son cousin a se relevé, il était surpris de la voir dans son lycée, il tapota ses vêtements pour enlever la poussière, il la remercia de l’avoir aidé et il lui demanda ce qu’elle faisait ici.
- Je suis en Brevet Technicien Vêtement Création de Mode, tes parents ne t’ont pas mis au courant ?
- Non... Ils me cachent beaucoup de chose.
- Mon pauvre cousin...
Elle lui sourit.
- Tu as l’air heureuse.
- Je suis contente de te voir, au moins je pourrais te surveiller.
- Je n’ai pas besoin de surveillant.
Elle se mit à rigoler, il regarda la bande de Régis qui faisait des messes basses, Elenwë pensa qu’ils devaient comploter contre lui ou sa cousine, d’ailleurs cette dernière était partie voir une des camarades de classe du jeune garçon, il leur sourit, il regarda les élèves du premier groupe, il prit son courage à deux mains, il marcha dans leur direction pour leur demander s’ils voulaient changé de clan, mais la sonnerie retentit et il dû retourner dans sa salle de cours. Comme à son habitude Régis l’empêchait de passer, le professeur arriva et l’ennemi d’Elenwë regagna sa place. Le jeune garçon s’assit à son bureau pour continuer son travail, malgré les interpellations de son rival, il ne cilla pas, mais lorsque son pire ennemi le toucha dans le cou avec sa règle métallique, le jeune adulte se retourna et il le regarda méchamment.
- Ne fais pas cette tête, Saisons.
- Que me veux tu ?
- Juste connaître le prénom de cette fille qui t’a aidé, tu avais l’air de la connaître.
- Pourquoi veux tu le savoir ?
- Pour que je devienne son ami.
- Vas lui demander dans ce cas.
Le professeur tapa le bureau d’Elenwë avec une règle pour qu’il se remette au travail, c’est ce qu’il fit. Cinq minutes avant la fin du cours, le jeune garçon rangea ses affaires, il posa son ouvrage sur le bureau du professeur, il prit ses deux sacs, il dit au revoir au professeur qui ne lui répondit pas, il avait l’habitude et il partit en direction des casiers pour ranger sa pochette. Dès qu’il eut fini, il remit son sac à dos, il alla attendre sa cousine devant le portail, mais il avait oublié de lui demander l’heure à laquelle elle mangeait, du coup il se dirigea lentement en direction de la cantine, lorsque quelqu’un le fit sursauter en mettant ses mains sur les épaules d’Elenwë, ce dernier se retourna et il vit Régis.
- Que me veux tu ?
- Donne moi son prénom.
- Arrête de m’embêter, je t’ai dis d’aller lui demander.
- Dis le moi, s’il te plaît !
- Non !
Pendant qu’ils faisaient la queue, Elenwë chercha des yeux Finwë, mais il ne la vit pas il pensa tout de suite qu’elle avait dû manger avant.
- Qui cherches tu, Saisons ?
- Combien de fois t’ai-je dis de ne pas m’appelé, Saisons ? Lui dit-il en lui lançant un regard noir.
- Oh ! Ca va, ne prends pas la mouche.
Au moment où il voulait lui répondre, une main sur son épaule, il se retourna et il vit la fille qui parlait avec sa cousine. Elle avait dix huit ans, elle mesurait un mètre soixante trois, ses cheveux étaient châtain clair et ils lui arrivaient à la taille. Ses yeux étaient vert sombre et elle était vêtue d’une robe rouge, avec des chaussures à talon qui étaient de la même couleur que son vêtement.
- Alors, vous avez fait la paix, on dirait !
- Demande à Saisons.
Régis partit rejoindre ses amis, la jeune fille regarda Elenwë qui avait l’air triste et il la dévisagea.
- Je ne pense pas qu’on deviendra ami.
- Peut-être que vous le deviendrez avec le temps.
- Sûrement, Ariane, tu ne vas pas manger avec tes amies ?
- Tu rigoles ! Elles sont avec Régis, et je dois t’avouer que je ne l’aime pas beaucoup, je déteste son air supérieur... Es-ce que je peux manger avec toi ?
Il lui sourit et elle le lui rendit. Pendant tout le repas, il lui parla de ses problèmes et qu’il aimerait changé de groupe, en jetant des coups d’œil envers Régis. Ariane l’écoutait sans bronchée, elle connaissait tous les malheurs du jeune garçon depuis la première année, elle était devenue sa confidente, elle était toujours présente quand le rival embêtait Elenwë, sauf ce matin, elle espérait qu’elle pourrait l’aider la prochaine fois, elle savait qu’Elenwë cachait un immense secret, mais elle ignorait s’il était au courant et elle préférait se taire, car elle avait peur de commettre une erreur. Elle était étonnée qu’il lui parlait autant, il recommençait a parlé de tous ses malheurs depuis qu’il connaissait son pire ennemi, on avait l’impression qu’il n’avait jamais connu une telle souffrance, il s’arrêta et la regarda longuement. Au bout d’un certain temps, il rompit le silence.
- Ariane... J’ai vu que tu parlais avec...
- Finwë ?
- Oui, as-tu ses horaires ?
- Elle va me les donner cet après-midi
- Super ! On pourra manger ensemble, lui dit-il avec un large sourire.
- Au fait, Elenwë, comme tu veux changer de groupe, veux tu échanger avec moi ?
Il la regarda dans les yeux avec la bouche grande ouverte, car il s’apprêtait à manger un morceau de poulet, en voyant l’air amusé de son amie, il referma sa cavité buccale et reposa sa fourchette.
- Tu veux vraiment ?
- Oui, ça ne me dérange pas, et puis... ça serait dommage que tu rates ton année.
- Merci Ariane !
Il lui fit de nouveau un large sourire, elle le lui rendit, mais... Régis avait regardé les deux amis, un de ses compagnons le fit tirer de sa rêverie.
- Serais tu jaloux ?
- Pas du tout... Je suis sûr qu’ils préparent un mauvais coup d’ailleurs... elle a parlé avec la fille qui a sauvé Saisons, non ?
- Exact !
- Il me faudrait le prénom et le nom de famille de la sauveuse de cet abruti... car ils ont l’air de bien se connaître.
- C’est peut-être une amie d’enfance.
- Peut-être... peut-être.
Il les regarda de nouveau, comme Ariane, il connaissait le secret d’Elenwë. Trois ans qu’il côtoyait le jeune garçon, il ne s’était jamais énervé, à la place il partait en courant pour pleurer dans les bras des professeurs, il avait tout fait en mettant un groupe sur son dos, rien à faire. Régis espérait qu’il allait bien s’énerver un jour ou l’autre, il le fallait et cette fille allait l’aider. Elenwë et Ariane quittèrent la cantine et ils allèrent en direction de leur salle de cours. Arrivé à destination, le jeune garçon s’assit, fit signe à son amie qu’elle pouvait s’installer à côté de lui, elle s’adosser contre le mur et se laissa glisser. Le lycéen sortit ses feuilles d’écritures, la jeune fille les regardait sans vraiment lire car elle pensait que c’était des lettres, mais elle était toujours émerveillée devant la calligraphie de son camarade, ce dernier quitta son écrit, il regarda le plafond en tapant légèrement son stylo contre son menton, signe qu’il cherchait de l’inspiration, Ariane se mit a chuchoté le mot « elfe », il était étonné, il la regarda avec un petit air interrogateur et inquiet à la fois, elle le regarda et sourit.
- Elfes ?
- Oui, ton écriture... comme tu écris petit j’ai tout de suite fait allusion aux elfes, tu ne m’en veux pas j’espère...
- Pas du tout... c’est la première fois qu’on me sort ce mot, d’habitude j’ai le droit « aux pattes de mouche », donc... ça me change. Et puis... j’ai cru que tu me prenais pour un elfe, de toute façon il n’existe pas sauf dans les livres, notre imagination et les jeux vidéo. Au fait tu veux lire ? C’est le début de mon livre...
Il lui tendit quelques feuilles en faisant son regard mignon, elle se mit a rigolé sous cap, elle prit les copies et se mit à lire pendant qu’Elenwë continua son écrit, apparemment il avait retrouvé le fil de l’inspiration. Quelques minutes plus tard, Ariane lui rendit les feuilles en lui faisant un large sourire, signe qu’il était sur la bonne voie, le jeune garçon la remercia, il entendit des bruits, il rangea rapidement ses affaires, il mit ses genoux contre sa poitrine et il posa sa tête sur ces dernier. Régis arriva avec toute sa bande, il fit comme s’il n’avait pas vu le duo. Finwë déboucha d’un couloir, elle demanda à l’ennemi de son cousin de s’écarter, car elle voulait se laver les mains, il ne daigna pas se pousser, il rigolait avec ses amis, elle le poussa, comme il ne s’attendais pas à cette réaction, il s’affala de tous son long, il regardait Elenwë qui étouffait un petit rire, son rival se releva, il s’agenouilla devant le lycéen, il lui lança un regard noir, le jeune garçon arrêta de rigoler, dès qu’il vit la main levé de Régis, il ferma les yeux et attendit le choc, mais sa cousine arriva et attrapa la main de l’adversaire de son cousin.
- Tu ne devrais pas agir de cette façon.
- Laisse moi !
- Il n’y a que les abrutis qui s’expliquent en donnant des coups.
Il la poussa violemment, elle tomba sur le sol et poussa un petit cri de douleur. Ariane se mit devant son amie, elle expliqua à Régis que ce n’était pas très galant de sa part de frapper une fille, il ne voulait pas continuer, il alla revoir ses amis, il était déshonoré à vie... car il a été dominé par une demoiselle, c’était une honte pour lui. Finwë se releva, elle la remercia et alla ébouriffer les cheveux de son cousin, ce dernier ouvrit les yeux et lui sourit. L’ennemi d’Elenwë les regardait avec un air de dégoût, le professeur arriva, il ouvrit la porte de la salle de cours, il fit signe que les élèves pouvaient rentrer. Ils s’y engouffrèrent, le jeune homme s’assit au deuxième bureau de la rangée du milieu, Régis s’installa à côté de lui, le lycéen le regarda, il aurait préféré avoir Ariane ou un autre élève, il ne dit rien et il s’intéressa au cours qui avait débuté.
- Sai... Elenwë, je veux dire, qui est cette personne qui m’a donné la plus belle honte de ma vie ? Ton amie d’enfance ou une voisine de pallier ?
Elenwë le regarda, il lui fit signe qu’il ne parlait jamais en cours, du coup Régis posa sa question sur une feuille, mais le jeune homme ne daigna pas y répondre, il préférait écouter le cours qui portait sur la concordance des temps en anglais, son voisin poussa un soupir, car il trouvait le cours inintéressant, il jetait de temps en temps des coups d’œil sur sa montre, il aurait dû s’installer à côté de ses amis, au moins il aurait put trouver un moyen pour connaître cette jeune fille qui protégeait Elenwë, et il espérait qu’il pourrait la déshonorée à son tour. Dès que la cloche retentit, le garçon prit ses affaires, même s’il avait deux heures de cours dans la même salle, il ne voudrait pas jamais les laissés car il avait toujours peur qu’on lui volait un objet personnel. Il alla dans la cour de récréation, il vit sa cousine qui était assise sur les marches, elle parlait avec Ariane, il alla dans leur direction avec un large sourire, elles ne firent pas attention à lui, car elles étaient en pleine discussion, c’est alors que Régis arriva avec toute sa bande, il lui fit un croche patte et Elenwë tomba sur le côté gauche, il avait très mal à la main. Son ennemi s’accroupit pour être à la hauteur des yeux du jeune garçon, son rival le regarda avec un sourire qui ne prévoyait rien de bon.
- Alors, Saisons ! Dis moi qui est cette fille qui parle avec Ariane !
- Je ne te le dirais jamais, dit-il entre deux sanglots.
Il regarda ses amis, il leur dit qu’il avait raison quand il leur a affirmé que le petit Saisons pleurait encore. Ils commencèrent a le frappé en rigolant, Finwë les regardait car elle avait entendu des cris, elle trouvait que c’était injuste de cogner quelqu’un qui était à terre, elle s’excusa auprès d’Ariane et elle alla les voir pour leur expliquer la galanterie. Mais dès qu’elle vit que c’était son pauvre cousin qui se faisait maltraité, elle changea de couleur et elle regarda Régis avec un regard de tueuse. Elle lui qu’il n’avait pas honte de frappé quelqu’un qui était à terre. Il s’arrêta, il fit signe à ses amis de continuer et il la regarda.
- Tiens... on ne s’est pas déjà vu ?
- Tu veux connaître la même déception que la dernière fois ?
- Oh ! J’ai peur !
Ils commencèrent a rigolé, ils donnèrent un ultime coup de pied à Elenwë avant de partir, car il voyait Ariane qui arrivait, Finwë se baissa pour regarder son cousin, elle prit un mouchoir et lui essuya les yeux. Elle l’aida à se relever, il était couvert d’égratignure, sa main gauche saignait, elle pensa qu’il avait de la chance que la droite ne soit pas touchée, elle l’aida à faire quelques pas. L’amie du cousin arriva avec une bouteille d’eau, elle voulait désinfectée les blessures, mais la lycéenne décida d’emmener la victime à l’infirmerie, Ariane se dirigea vers le groupe de Régis pour leur parler.
- Mon pauvre cousin, tu n’as jamais eu de chance...
- Finwë...
Il lui fit un faible sourire, sa cousine le lui rendit, elle frappa à la porte, l’infirmière vint lui ouvrir, dès que le médecin scolaire vit la blessure d’Elenwë, elle désinfecta les blessures du jeune garçon, pendant qu’il lui expliquait ce qu’il s’était passé, dès qu’il eut fini, elle regarda Finwë et lui posa des questions.
- Vous êtes dans sa classe ?
- Pas du tout je suis en Vêtements Création de Mode.
- Et ça vous plaît ?
- Beaucoup !
Elle lui sourit, dès qu’Elenwë fut soigné, elle fit un mot pour lui et un autre pour sa cousine. Lorsqu’elle entendit le nom de famille de Finwë, elle leva la tête et les regarda, sur le moment elle n’avait pas fait attention à leur air de famille, car il était quasi invisible, il faut regarder attentivement chaque trait de leur visage, pour remarquer qu’ils faisaient parti de la même branche. Elle leur tendit le mot, les deux cousins la remercièrent, ils partirent en direction de leur salle respective. Mais la jeune fille voulait absolument raccompagner le lycéen jusqu’à sa salle pour parler avec le professeur, malgré les remontrances de ce dernier, elle arriva devant la porte et elle toqua. Le professeur alla leur ouvrir, il fut étonné de voir Elenwë en si charmante compagnie, Finwë pénétra suivit de son cousin qui baissait la tête, il posa le mot sur le bureau, il alla s’asseoir à côté d’Ariane, cette dernière lui dit à voix basse que tout allait très bien se passé, mais elle voyait bien qu’il ne la croyait pas, elle remarqua que tout le monde le regardait puis sa cousine, puis de nouveau lui, puis de nouveau la lycéenne. Pendant ce temps le professeur écoutait Finwë, il lançait de temps en temps des coups d’œil envers Régis, dès qu’elle eut fini son récit, il la raccompagna à la porte en la remerciant, quand elle fut partit, il demanda à Elenwë et Régis de rester à la fin de l’heure. Il partit de la classe, pour prévenir le professeur principal, les élèves demandaient à Elenwë qui étaient cette jeune fille, mais le lycéen ne daignait pas y répondre, la phrase du professeur résonnait dans sa tête, il se demandait ce que Finwë avait raconté à son instituteur, ce dernier revint, il s’excusa pour son retard et le cours reprit. Dès que la sonnerie retentit, tous les élèves quittèrent la classe, Ariane dit à Elenwë dans le creux de son oreille qu’elle l’attendait dehors, et qu’elle allait essayer de dénicher Finwë, car elle finissait à la même heure. Il la remercia d’un sourire et il alla devant le bureau du professeur, ce dernier prit deux chaises, il les invita en attendant leur institutrice. C’est ce qu’ils firent, quelques minutes plus tard, la maîtresse rentra, elle remercia son collègue d’avoir surveiller les deux rivaux, elle lui fit signe qu’il pouvait se retirer.
- Qu’est-ce qui ne va pas entre vous deux ?
- Rien du tout, madame, dit Régis.
- Régis... Peux tu m’expliquer le fait qu’Elenwë soit allé à l’infirmerie, couvert d’égratignure et une main en sang ?
- Il m’a poussé et il m’a donné des coups de pieds, car je ne voulais pas donner le prénom de la fille qui m’a aidé, tenta Elenwë, il ne voulait pas dire que Finwë était sa cousine, il avait peur que Régis lui fasse dû mal.
- C’est ce qu’on m’a raconté, Elenwë, en tout cas à propos des coups, donc... il y a toujours un problème. D’ailleurs cette fille a mis mon collègue au courant que Régis te frappait, alors que tu étais à terre, est-ce vrai Elenwë ?
- Oui.... madame..., dit-il en baissant la tête.
-C’est faux, renchérit Régis, elle était toute seule, vous n’allez pas la croire.
- Ariane était avec elle, elle a tout vu, je suis sûr qu’elle racontera la même chose, dit Elenwë qui avait relevé la tête quand Régis a dit que c’était inexact, il détestait qu’on dise que ses amis ou sa famille mentaient.
- Je demanderais à Ariane demain, disait l’institutrice, en tout cas... il y a toujours un problème depuis la première année, vous vous cherchez des noises. D’ailleurs Régis, je remarque que de plus en plus de monde qui en veut à Elenwë, vous étiez une dizaine à le frapper, tu trouves que c’est normal ?
Régis ne répondit pas, il se contenta de baisser la tête, il ne pouvait pas dire à son professeur qu’il devait tout faire pour énerver Elenwë, car s’il avait bien compris son père adoptif, son ennemi avait le pouvoir de détruire le sceau qui emprisonnait un château. L’institutrice les regardait attentivement, elle espérait qu’il n’y aurait plus aucun problème, elle leur dit qu’ils pouvaient disposés, ils lui dirent au revoir et Elenwë se précipita pour quitter la salle avant Régis, il descendit les escaliers en courant, il vit Ariane qui l’attendait devant la grille du lycée avec un papier et un crayon à la main, il était heureux d’avoir une amie dans cette classe de fou, mais il ne vit pas Finwë. Dès qu’il franchit le portail, ils marchèrent tous les deux en direction du métro. Quand Régis les dépassa, elle demanda à son ami comment s’était passé l’entretien.
- Bien... sauf que Régis a dit que c’était faux, quand le professeur a dit qu’il me ruait de coups quand j’étais à terre, du coup... je t’ai mentionné.
- Il est pas bien, tu as bien fait de dire que j’étais présente, il se prend pour qui celui-là ?
- Pour le roi de la classe, je pense.
- Tu as sûrement raison...
- Où est Finwë ?
- Elle est rentrée chez elle, car elle voulait se faire une robe et qu’elle devait attaquer le patron.
- Elle doit en profiter avant qu’elle ne soit submergée de travail.
Ils descendirent les escaliers, passèrent les tourniquets et attendirent le métro.
- Ariane... es-ce que tes parents ont des secrets qui concernent un endroit, et qu’ils ne veulent pas t’en parler ?
- Quelle sorte d’endroit ?
Il fouilla dans ses poches, il lui tendit la photo, c’était la même qui se trouvait dans son salon, il avait supplier à sa mère de lui en faire une photocopie, la jeune fille la regarda, elle fit attention de ne pas trembler, elle était si émue de retrouver un paysage qu’elle adorait, elle comprenait le silence des parents d’Elenwë. Elle la lui rendit en lui disant qu’elle ne savait pas où se trouvait cet endroit, il la rangea et il regarda Ariane. Le métro arriva, ils montèrent et ils allèrent s’asseoir côte à côte.
- Ariane... Tu n’as plus d’amis dans la classe, je crois.
- Exact... mais... je ne suis pas toute seule puisque tu es là.
- Demain, il faudrait qu’on demande le changement. J’espère que tu n’auras pas la vie trop dure dans l’autre groupe.
- Je l’espère aussi, de même pour toi.
- Pourquoi ?
- Je crois que Régis veut que toute la classe soit contre toi.
- Pourquoi ? Qu’ai-je fais de mal ?
- Je l’ignore, mais tu sais il y a des gens qu’on ne pourrais jamais aimé, dès le premier regard, c’est ce qu’à dû arriver à Régis.
- Oui... il faut croire...
- On ne peut pas plaire à tout le monde...
Elenwë baissa la tête, dès qu’il entendit l’annonce de son arrêt, il se leva en disant au revoir à Ariane, mais le métro fit un arrêt brutal, il se retrouva sur la jeune fille, il se mit a rougir rapidement, il bafouilla des excuses, il alla en direction des portes automatiques en baissant la tête et en titubant. Dès qu’elles s’ouvrirent, il sortit, alla en direction de sa maison en se demandant si son amie lui en voudrait, même s’il n’y était pour rien, il aurait dû se tenir à la barre métallique. Il pénétra dans l’appartement, il posa ses clés sur la table, alla se laver les mains et prit son goûter. Le téléphone se mit à sonner, il avala sa bouchée de pain et alla répondre.
- Elenwë ?
- Désolé pour tout à l’heure, Ariane, dit-il avec une voix inquiète.
- Ne t’en fais pas, Elenwë, je ne t’en veux pas.
- Vrai ?
- Tu n’y étais pour rien.
- Ouf ! J’ai cru que tu allais m’en vouloir.
- Ne t’en fais pas.
- Pourquoi m’as-tu appelé ?
- Pourrais tu me prêter une feuille de dessin ?
- D’accord !
Il entendit la porte claquée, il tourne la tête en direction du son et il sourit en voyant son père.
-Elenwë ?
- Oui, Ariane ?
- Je te dérange, on dirait.
- Non, mon père est rentré, du coup je lui dis bonjour.
- D’accord... peux tu me le passé ?
- Je vais lui demander.
Il alla voir son père qui griffonnait sur une feuille, Elenwë lui dit qu’Ariane voulait lui parler, Yuki posa son crayon et prit le combiné. Le jeune garçon s’assit en se demandant ce que pouvait bien raconter son amie à son paternel, il était sûr que quelque chose ne tournait pas rond, rien qu’en voyant l’air grave de son père, dès qu’il eut fini, il posa le téléphone et sourit à son fils.
- Il y a un problème ? Dit Elenwë avec un petit air inquiet.
- Ne t’en fais pas, elle m’a raconté tes malheurs de la journée, tu n’as vraiment pas de chance, j’espère que ça ira mieux quand tu auras changer de groupe.
- Moi aussi, sinon... pourquoi ne m’as-tu pas dit que Finwë était dans mon école ?
- On va dire que c’était une surprise, vu que tu les adores.
- D’accord !
Il se leva pour dresser la table, il espérait qu’Ariane n’avait pas raconté à son père l’incident du métro. Yuki remarqua que son fils que son fils rougissait, il se demandait à quoi il pensait, il se leva pour préparer la nourriture et le jeune garçon vint le voir.
- Je suis sûr qu’Ariane t’a raconté autre chose, je suis assez grand pour raconter mes problèmes, dit-il avec un air sévère.
- Tu devrais lui dire.
A ce moment là le téléphone retentit, Elenwë alla décrocher, il pensa que sa mère ne rentrerais pas, mais c’est la voix d’Ariane qu’il entendit, elle avait l’air épouvanté.
- Ariane ? Que t’arrives t’il ?
- Elenwë ? Ça me fait plaisirs de t’entendre. Es-ce que je peux venir chez toi ? C’est urgent !
- Attends, il faut que je demande avant.
Il mit sa main sur le combiné, il entendit la respiration de son amie qui était de plus en plus rapide, il demanda à son père si elle pouvait venir, son paternel lui dit qu’il n’y avait aucun problème, mais il fallait qu’elle soit discrète. Le jeune garçon répondit à son amie qu’elle pouvait venir, il n’oublia pas le fait qu’elle devait faire en sorte que personne ne la vit, il lui demanda si elle voulait manger chez eux, et elle lui répondit qu’elle achèterait quelque chose en chemin. Dès qu’il eut raccroché, il aida son père a déplié le canapé-lit. Sa mère rentra à ce moment, elle se demandait ce qu’il se passait, devant l’air interrogateur de Téra, Elenwë lui expliqua rapidement la situation. Dès qu’ils eurent fini d’installer le lit, ils mangèrent et ils attendirent l’arrivée d’Ariane. Elle arriva quelques minutes après, elle s’excusa pour le désagrément, elle avait une valise, elle les remercia de l’accueillir, son ami la conduisit dans sa chambre, il ferma la porte et elle le regarda avec étonnement.
- Ariane... Que s’est il passé chez toi ? Dit-il avec un regard attendrissant.
- Mes parents ont décidé que je ne devais plus vous voir, et j’ignore complètement la raison. Comme tu peux le remarquer, j’ai décidé de fuir et j’espère que vous n’aurez pas d’ennui.
- Je ne pense pas, en tout cas... j’espère que tu vas bien dormir et si tu as besoin de quoi que se soit, je suis dans le salon.
Il ouvrit la porte, la regarda et lui sourit avant de la refermée. Il se dirigea dans la salle de bains, dès qu’il eut fini sa toilette, il alla tirer les rideaux, il mit le réveil de la pendule d’entrée en marche, tout en s’endormant il espérait qu’il n’aurait pas de mauvaises nouvelles.
Inscription à :
Articles (Atom)
